Georget dans la famille · Wilfried dans le spectacle

Une vie construite pas à pas

Du Bas-du-Bourg aux scènes de métropole, son parcours relie les racines, la danse, le travail, la famille, l’entreprise et le désir de transmettre.

Georget Wilfried Lajoie avec sa mère Clémence
Clémence, sa mère, lui transmet le goût du travail, de l’indépendance et du commerce.

01 — Les racines

Clémence, le Bas-du-Bourg et le goût d’entreprendre

Né le 12 octobre 1952 à Basse-Terre, Georget grandit dans un quartier populaire, vivant et solidaire. Le Bas-du-Bourg est son premier monde : ses rues, le cinéma Tivoli, les fêtes communales et le commerce familial.

Sa mère Clémence travaille d’abord au marché de Basse-Terre, puis prend en gérance un bar rue Mallian. Elle le transforme peu à peu en restaurant, débit de tabac et lieu de jeux. Son courage, son autorité et son sens du commerce deviennent pour son fils une école de vie.

Deux héritages vont orienter son parcours : l’esprit d’entreprise transmis par sa mère et la danse révélée par la soul music.

Georget Wilfried Lajoie dans le personnage de Monsieur Pop
La soul music et James Brown nourrissent un style qui lui vaut le titre de « Monsieur Pop ».

02 — La révélation

1967-1969

La soul music fait naître Monsieur Pop

Ray Charles, Otis Redding puis James Brown déclenchent une passion qui transforme sa manière de se tenir, de bouger et d’imaginer la scène.

Sans vidéo ni professeur spécialisé, il observe les pochettes de disques, écoute les morceaux en boucle et invente ses propres enchaînements. Le 10 août 1969, lors d’un concours à Pointe-Noire auquel un ami l’inscrit par surprise, il danse sur James Brown et remporte le premier prix.

Le lendemain, France-Antilles le présente comme le nouveau « Monsieur Pop ». Ce titre devient un personnage de scène, mais aussi le premier signe qu’un jeune du Bas-du-Bourg peut se faire remarquer au-delà de son quartier.

10 août 1969Premier prix du concours de danse de Pointe-Noire.
Monsieur PopUn nom de scène associé à la soul music et à James Brown.
Portrait en pied du jeune Georget Wilfried Lajoie
À dix-neuf ans, il quitte la Guadeloupe pour construire une nouvelle vie en métropole.

03 — Le départ

1971-1972

Quitter l’île et recommencer à Paris

Le décès de Clémence, le 4 août 1971, bouleverse sa vie. Quelques mois plus tard, il choisit de rejoindre sa sœur Marcelle à Paris.

Le 1er avril 1972, il quitte la Guadeloupe à dix-neuf ans. Le départ n’efface ni les racines ni la danse, mais l’oblige à construire sans mode d’emploi. Il intègre les Hôpitaux de Paris, d’abord à Cochin, puis à Saint-Lazare après son service national.

Le travail hospitalier lui apporte une stabilité, tandis que la danse demeure son langage, son lien social et son espace de liberté. Cette double vie — professionnelle la semaine, artistique dès que possible — pose les bases de tout ce qui suivra.

Georget Wilfried Lajoie donnant un cours de danse à Mareuil-sur-Ourcq
La danse devient un espace de transmission, de création collective et de confiance.

04 — Transmettre

Années 1980

De danseur à professeur et meneur de troupe

À Mareuil-sur-Ourcq, il retrouve la scène, donne des cours et apprend à faire grandir les autres.

Autour de ses élèves naissent une association, des spectacles, des décors, des costumes et une véritable organisation. Les groupes Soleil et Victory deviennent des aventures collectives, où chacun trouve une place utile : danse, technique, billetterie, costumes ou sécurité.

C’est aussi par la danse qu’il rencontre Corine. Élève, secrétaire de l’association puis collaboratrice, elle perçoit son talent pour organiser, négocier et fédérer bien avant que lui-même n’en fasse un métier.

Le groupe Soleil, élèves de danse à Mareuil-sur-Ourcq
Le groupe Soleil, l’un des groupes d’enfants de l’association de Mareuil-sur-Ourcq.

Archives et vidéos

La danse, toujours

Des cours donnés à Mareuil-sur-Ourcq aux scènes retrouvées des années plus tard, la danse reste l’un des fils rouges du parcours de Georget.

Le groupe Soleil rappelle les années d’enseignement et les spectacles préparés avec ses jeunes élèves. Les vidéos ci-dessous montrent une passion qui ne s’est jamais vraiment arrêtée.

Avec Tribute Kassav

Danser avec Tribute Kassav — premier extrait

La danse reste au cœur de la scène.

Avec Tribute Kassav

Danser avec Tribute Kassav — deuxième extrait

Un autre moment de danse partagé sur scène.

Rencontre musicale

Danse avec des musiciens africains et une chanteuse africaine

La musique et la danse n’ont pas de frontière.

Avec Corine

Georget et Corine ensemble sur scène

Un moment partagé en tenue blanche, entre danse et spectacle.

Georget Wilfried Lajoie avec une partie de l’équipe des Spectacles Lajoie
Une partie des régisseurs, proches et collaborateurs qui accompagnent l’agence.

05 — Entreprendre

1991-1992

Georget devient Wilfried Lajoie

Après près de vingt ans dans les hôpitaux, il prend le risque de quitter un emploi stable pour se consacrer au spectacle.

Le 30 septembre 1991 marque son dernier jour à l’hôpital. Les premiers mois sont faits de démarches, de formations, de courriers, de devis et d’erreurs apprises sur le terrain. Il obtient sa licence d’entrepreneur de spectacles et devient officiellement le patron des Spectacles Lajoie en janvier 1992.

Dans le monde professionnel, il adopte son deuxième prénom : Wilfried. Les clients et les artistes connaîtront Wilfried Lajoie ; la famille et les amis continueront d’appeler Georget l’homme derrière l’entreprise.

1er octobre 1991Début d’une nouvelle vie professionnelle.
Janvier 1992Naissance officielle des Spectacles Lajoie.
Mariage de Georget et Corine Lajoie avec leurs fils Clément et Thomas
Georget et Corine entourés de Clément et Thomas lors de leur mariage à Mello en 1997.

06 — La famille

Une histoire partagée

Corine, Thomas et Clément au cœur du parcours

Les réussites professionnelles n’existent jamais seules : elles sont liées à une famille, à des choix communs et à une confiance construite dans le temps.

Corine accompagne les projets, la gestion et la création. Thomas et Clément grandissent dans cet univers de spectacles, de déplacements, de costumes et de rencontres. Le mariage de Georget et Corine à Mello, en 1997, réunit cette famille devenue le point d’ancrage de son histoire.

Dans ses livres, il leur confie aussi la garde de sa mémoire : raconter devient une manière de transmettre ce qui a été vécu, appris et bâti.

07 — Quelques repères

Un parcours en huit dates

Ces étapes ne résument pas toute une vie, mais elles dessinent le fil qui relie les racines, la danse, le travail, l’entreprise et l’écriture.

1952

Naissance à Basse-Terre

Georget grandit au Bas-du-Bourg auprès de Gérard et Clémence.

1969

Monsieur Pop

Le concours de Pointe-Noire fait connaître son talent de danseur.

1972

Paris

Il quitte la Guadeloupe et commence à travailler dans les hôpitaux.

1985

École de danse

La transmission et les spectacles collectifs prennent de l’ampleur.

1992

Spectacles Lajoie

Il devient officiellement entrepreneur de spectacles.

1995

Naissance de Clément

La famille s’agrandit autour de Corine, Thomas et Clément.

1997

Mariage à Mello

Georget et Corine officialisent une histoire déjà profondément partagée.

2021

Premier livre

L’écriture ouvre une nouvelle voie pour préserver et transmettre sa mémoire.

Georget Wilfried Lajoie lors d’une séance de dédicace
Georget Wilfried Lajoie avec sa mère Clémence

08 — Écrire pour transmettre

Faire vivre les souvenirs au-delà du temps

Ses ouvrages ne cherchent pas seulement à raconter une réussite : ils donnent une place aux personnes, aux lieux et aux choix qui l’ont façonné.

Je viens du Bas-du-Bourg revient sur le parcours personnel. Les Spectacles Lajoie ouvre les coulisses de l’entreprise. Monsieur Pop associe le retour en Guadeloupe à une autre vie possible, imaginée à partir de ses racines.

Interviews, rencontres, dédicaces et archives photographiques prolongent désormais cette histoire sur le site.

Poursuivre le parcours

Trois livres, des images et une vie de scène

Découvrez les ouvrages, les archives et les témoignages qui donnent davantage de profondeur à chaque chapitre.